Uvéite idiopathique


Qu’est-ce qu’une uvéite idiopathique ?

Du grec « iodiopatheia », l’idiopathie est une maladie qui n’est ni la conséquence ni la complication d’une autre maladie. Par extension, idiopathique se dit d’une maladie qui n’a pas de cause connue. On dit aussi qu’elle est d’étiologie indéterminée.

Selon les auteurs, 25 à 50% des uvéites sont idiopathiques. Cette proportion est bien vague parce que la recherche n’est pas simple.

C’est pour trouver la cause de l’inflammation oculaire que, dès le premier épisode d’uvéite, l’ophtalmologiste pose de nombreuses questions à son patient concernant ses voyages récents, son mode de vie, ses maladies, ses vaccins etc. Il fait aussi pratiquer un certain nombre d’examens : formule sanguine, examen sérologique, radio pulmonaire, intradermo-réaction etc.

Conduite à tenir

En cas d’uvéite antérieure sans gravité et en absence d’infection avérée, l’ophtalmologiste peut prescrire un traitement local à base de collyre qui peut calmer définitivement l’inflammation.

Lorsqu’il y a récidive, ou aggravation de l’inflammation, des examens plus approfondis sont prescrits en centre hospitalier spécialisé.

Le premier souci du spécialiste : dépister les causes infectieuses de l’uvéite avant d’envisager un traitement immunosuppresseur. En cas d’urgence, il associera les anti-viraux ou les antibiotiques aux traitements de l’inflammation.

S’il y a suspicion d’uvéite infectieuse, l’examen sérologique pourra être complété par un examen direct sur un prélèvement de chambre antérieure ou sur le vitré après aspiration de celui-ci. Les techniques modernes de recherche des agents infectieux sont de plus en plus précises et nécessitent très peu de matériel biologique.

Si l’uvéite n’est pas infectieuse, une recherche de maladie systémique ou de maladie inflammatoire sera entreprise à l’aide de nouveaux examens : typage HLA, prélèvement d’une glande salivaire, lavage bronchique, radiographies recherche d’anticorps antinucléaires, de facteurs rhumatoïdes…).

Le type d’uvéite, antérieure, intermédiaire ou postérieure et les symptômes associés à certaines maladies (douleurs articulaires, difficultés respiratoires, baisse de l’acuité auditive, lésions de la peau et des muqueuses, troubles digestifs…) orienteront le diagnostic et le traitement.

Faut-il se désoler si notre uvéite reste idiopathique ?

Ce qui n’est pas connu aujourd’hui, le sera peut-être demain.

N’oublions pas que la plupart des maladies auto-inflammatoires diagnostiquées grâce à ces examens (Birdshot, maladie de Behçet, sarcoïdose, arthrite juvénile idiopathique, etc.), si elles sont bien décrites, sont elles-mêmes de cause inconnue ou très mal connues, idiopathiques en quelque sorte !

 30 mai 2020 par  webmestre
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